Chaque année, à l’arrivée des beaux jours, vous êtes nombreuses à constater une augmentation de la chute de vos cheveux. Et une question revient fréquemment : la chute de cheveux au printemps est-elle un simple mythe ou bel et bien une réalité scientifique ? Dans la majorité des cas, il s’agit d’un phénomène naturel qui reste temporaire. Toutefois, comprendre ses causes vous permettra d’adopter les bons gestes pour mieux préserver la santé et la densité de votre chevelure.
Pourquoi perd-on davantage ses cheveux au printemps ?
La chute de cheveux saisonnière est une réalité observée par de nombreux professionnels de santé et spécialistes du cheveu. Elle n’est toutefois pas systématique et peut avoir plusieurs causes bien distinctes.
Le cycle naturel du cheveu
Chaque cheveu suit un cycle en trois phases :
- La phase anagène, qui peut durer plusieurs années ;
- La phase catagène, qui marque une courte période de ralentissement ;
- La phase télogène, durant laquelle le cheveu tombe naturellement.
À tout moment, environ 10 à 15 % de vos cheveux sont en phase de chute. Perdre entre 50 et 100 cheveux par jour est donc parfaitement normal. Cependant, au printemps, ce cycle s’intensifie chez certaines personnes. Plusieurs études suggèrent qu’un plus grand nombre de cheveux entreraient simultanément en phase télogène à la fin de l’hiver, entraînant une chute plus marquée entre mars et mai. D'où le constat logique de perdre plus de cheveux à l'arrivée du printemps.
L’influence des saisons et de la lumière
Votre organisme est sensible aux variations saisonnières. La durée d’ensoleillement influence la production de certaines hormones, notamment celle de la mélatonine. Ces changements hormonaux peuvent avoir un impact indirect sur le cycle capillaire.
En automne, vos cheveux ont tendance à se maintenir plus longtemps pour protéger le cuir chevelu des agressions extérieures (froid, vent). Au printemps, cette "protection" deviendrait moins nécessaire, ce qui favoriserait le renouvellement capillaire naturel.
La fatigue accumulée de l’hiver
L’hiver met votre organisme à rude épreuve : baisse de luminosité, alimentation parfois plus pauvre en vitamines, épisodes de stress ou de fatigue. Ces facteurs peuvent fragiliser votre cuir chevelu et ralentir la croissance capillaire.
Lorsque le printemps arrive, les cheveux fragilisés durant l’hiver peuvent tomber de manière plus visible. Il ne s’agit pas d’une perte définitive, mais juste d’un renouvellement accéléré.
Des carences nutritionnelles
Après plusieurs mois d’alimentation moins riche en fruits et légumes frais, vous pouvez présenter de légères carences en fer, zinc, vitamine D ou vitamines du groupe B. Or, ces nutriments jouent un rôle essentiel dans la santé capillaire.
Une carence peut accentuer la chute saisonnière et donner l’impression d’un phénomène plus inquiétant qu’il ne l’est réellement.
Comment remédier à la chute de cheveux printanière ?
La bonne nouvelle est que la chute saisonnière est généralement temporaire et réversible. Quelques gestes simples peuvent d'ailleurs vous aider à limiter son impact et à renforcer votre chevelure.
Adoptez une alimentation adaptée et équilibrée
Vos cheveux ont besoin de nutriments spécifiques pour pousser en bonne santé. Il est donc important d’intégrer à votre diète journalière :
- Des protéines (œufs, poisson, légumineuses), qui sont essentielles à la synthèse de la kératine ;
- Du fer (viande rouge, lentilles, épinards) ;
- Du zinc (graines, fruits de mer) ;
- Des vitamines B, notamment la biotine ;
- Des oméga-3 (poissons gras, noix).
Stimulez votre cuir chevelu
Un cuir chevelu bien irrigué favorise une meilleure croissance. N’hésitez donc pas à :
- Masser votre cuir chevelu 3 à 5 minutes par jour du bout des doigts avec de l’huile de ricin ;
- Utiliser des lotions ou sérums stimulants ;
- Opter pour des soins à base de caféine, romarin ou huiles essentielles adaptées à la repousse du cheveu.
Il faut savoir en effet que le massage active la microcirculation et aide les follicules à recevoir davantage de nutriments lors de vos routines capillaires.
Utilisez des soins doux
Au printemps, évitez d’agresser davantage vos cheveux déjà fragilisés. N’utilisez pas de shampoings contenant des sulfates ou autres substances controversées, comme les parabènes et les silicones. Privilégiez plutôt un shampoing solide naturel et sans sulfate. Limitez également l’usage excessif du sèche-cheveux ou du lisseur.
Apprenez à gérer votre stress
Le stress est un facteur aggravant bien connu de la chute de cheveux. Le printemps peut être une période de transition intense (changements professionnels, nouvelle organisation familiale, fatigue accumulée).
Accordez-vous des moments de récupération : activité physique, dormir suffisamment, prendre des moments de détente. Votre cuir chevelu en ressentira rapidement les bénéfices.
Consultez en cas de doute
Si la chute devient excessive (poignées de cheveux, zones clairsemées visibles, chute prolongée au-delà de trois mois), il est important de consulter un professionnel de santé. Une analyse sanguine peut permettre de détecter une carence ou un déséquilibre hormonal. Il est effectivement important de ne pas confondre une chute saisonnière temporaire et une alopécie plus marquée et persistante










